Questembert. Comment Le Bretagne va reprendre son souffle

Les dirigeants du Bretagne sont très attachés à leur équipe, d'où la mise en place d'une mesure qui va les protéger
Les dirigeants du Bretagne sont très attachés à leur équipe, d’où la mise en place d’une mesure qui va les protéger

Le restaurant Le Bretagne traverse une période délicate. Comme l’ont rapporté plusieurs médias, le tribunal de commerce vient d’autoriser la mise en redressement de cet établissement de grande renommée. En clair, cette procédure gèle certaines charges qui pèsent sur l’entreprise et qui, si rien n’avait été fait, pourraient vraiment mettre l’entreprise en péril. C’est une mesure transitoire qui laisse six mois aux dirigeants pour remettre la société sur ses pieds.

“C’est bien pour protéger l’entreprise que nous avons souhaité cette procédure. Nous n’avons pas voulu perdre de temps, car nous avons un lien affectif très fort avec l’établissement et ses salariés…”, souligne d’ailleurs Frédéric Orillac qui est formel “cette maison va continuer, cela ne fait aucun doute…”. Mais, comme de nombreux acteurs économiques, il décrit une crise qui n’en finit pas de s’alourdir et qui fait des ravages.

C’est surtout l’hébergement qui souffre. Un mois d’août calamiteux a fait reculer l’activité de 15 %, mais depuis le début de l’année ce recul atteint 28 %. L’activité restauration a tendance à progresser, mais avec des tarifs tirés vers le bas… Tout ça ne créé pas les conditions nécessaires au développement du chiffre d’affaires, bien au contraire. Sans compter des repas de groupes pourtant déjà réservés depuis plusieurs mois mais dont les organisateurs demandent une révision à la baisse, des délais de paiement qui s’allongent et des charges qui ne cessent de s’alourdir. “En 8 ans, nos charges salariales ont augmenté de 17 %, alors que dans le même nous avons diminué nos tarifs…”, observe Frédéric Orillac. C’est hélas le scénario auquel sont confrontés bon nombre d’entreprises françaises.

Un des problèmes qui pénalisent Le Bretagne, c’est un nombre trop peu important de chambres. C’est un sujet qui avait déjà été identifié. Un projet avait été élaboré d’agrandissement pour lequel des terrains avaient été achetés. Compte-tenu de la situation ce projet est mis entre parenthèses. Mais les finances du Bretagne sont saines, tout juste fallait-il éviter qu’un engrenage maléfique se mette en place. C’est chose faite avec la mise en redressement. Et c’est déjà vers l’avenir que se tourne Frédéric Orillac et la relance de nouveaux projets qui vont permettre à cette prestigieuse maison de surmonter la crise.

Déjà, des réunions sont programmées pour peaufiner la stratégie de relance. Le Bretagne est en train de reprendre son souffle.


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