Sérent. Les cercueils écologiques cherchent un fabricant français

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“J’attends qu’un industriel Français ait envie de nous suivre…”. C’est l’importateur des cercueils écologiques en France qui lance cet appel depuis le magasin des Pompes funèbres Gougeon de Sérent. Cédric Gougeon, le responsable de ce magasin est le seul dépositaire de ces cercueils de nouvelle génération dans tout l’ouest de la France.

Ce jeudi matin, les dirigeants de la société artcoffins, basée à Villeneuve-d’Ascq (Nord) qui commercialise ces cercueils est venue exposer son concept à Sérent devant quelques élus et notamment le député Paul Molac et Florence Prunet, nouvelle conseillère départementale. Cette innovation vient tout juste de recevoir les agréments nécessaires pour pouvoir être commercialisée et notamment être utilisée dans tous les crématoriums.

La grande nouveauté de ces cercueils c’est leur côté écologique. Plutôt que d’être constitués de bois massif, ils sont réalisés avec du carton recyclé recouvert d’un plaquage en bois. Actuellement en France sur les 600 000 décès que l’on recense par an, 40 % font l’objet d’une crémation, un chiffre en constante progression. “Moi je me dis que pour être brulé, c’est aussi bien que le cercueil soit en carton plutôt qu’avec un chêne centenaire”, remarque Nicolas Dupont, directeur de l’entreprise.

Ce nouveau type de cercueil a obtenu son homologation le 1er février après deux ans et demi de démarches administratives très lourdes qui impliquent différents services dépendants de plusieurs ministères. Mais l’histoire de ce projet mérite d’être racontée. Tout a commencé en 2012, lorsque Nicolas Dupont assiste  à des funérailles en Hollande. Ce jour-là, la défunte qui a choisi la crémation est simplement installée dans un cercueil en osier. “Je me suis dit que c’était une excellente idée et j’ai eu envie de lancer quelque chose de comparable en France”, relate Nicolas Dupont. Encore fallait-il trouver un fournisseur et là, personne… “On nous demandait 200 000 euros pour réaliser un prototype. Alors nous sommes allés en Chine où nous avons trouvé un industriel capable de fabriquer le produit…”, explique-t-il. En dépit de la distance, l’empreinte carbone du cercueil est insignifiante et lui permet de garder son étiquette “écologique”. Mais avant d’en arriver là, il a fallu concevoir le cercueil en se pliant aux multiples normes, notamment en matière de sécurité, destinées tout simplement à assurer que le cercueil puisse être transporté, déplacé sans encombre. D’un poids de 17 kg seulement, il est capable de supporter une charge d’une tonne, sans s’écraser…

Le démarrage de la commercialisation semble plutôt prometteur, même si Nicolas Dupont doit encore convaincre les crématoriums de l’intérêt de ces cercueils. Mais, petit à petit le concept fait son chemin. “Désormais, il faut construire le marché. Lorsque ce sera fait, nous envisageons de rapatrier la production en France”, précise Nicolas Dupont. D’où son appel à un industriel qui souhaiterait se lancer dans ce créneau. “Si on ne trouve personne, alors on envisagera de prendre nous-même en charge la fabrication…”


'Sérent. Les cercueils écologiques cherchent un fabricant français' a 1 commentaire

  1. 11 novembre 2016 @ 8 h 50 min bichon dominique

    bonjour je suis dans le projet de fabrication de cercueils je suis en france poitou charentes , votre produits et très sèduisants je voudrais connaitre beaucoup plus votre produit sciencères salutations telp 06 12 93 13 45

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