Foire de Molac. La famille Massicot et Questembert : une longue histoire d'amour

De droite à gauche : Yves Massicot et ses fils Sébastien et Aurélien sur la Foire de Molac
De droite à gauche : Yves Massicot et ses fils Sébastien et Aurélien sur la Foire de Molac

“Ici, à la Foire de Molac, on est comme une famille…”, nous confiait Joseph Roger, fondateur de la société de Voyages du même nom, implantée à Réminiac sur la Foire de Molac. C’est une caractéristique de cette foire que de réunir des exposants qui lui sont fidèles depuis sa création. Et certains ont une histoire qui se mêle à l’histoire du pays, de la Bretagne…

Ainsi, parmi les “piliers” de la Foire, il y a la famille Massicot, producteur de vin d’Anjou (*). “Lui, il connait tout le monde dans nos villages, l’histoire des familles…”, souligne René Danilet, le maire de Pluherlin. Il faut remonter un peu loin dans le temps pour comprendre comment ce producteur de vin angevin est devenu un familier du Morbihan et tout particulièrement de la région de Questembert.

Cela remonte aux années 50. “A l’époque, les machines à vendanger n’existaient pas. Alors les viticulteurs de la région d’Angers venaient en Bretagne chercher de la main-d’oeuvre. On les ramenait dans nos exploitations où ils étaient logés, nourris le temps de la saison des vendanges”, raconte la famille Massicot. Et c’est ainsi que des liens se sont noués entre les deux régions qui ont souvent dépassé le cadre professionnel. Des amitiés se sont noués et des mariages ont unis des bretons et des angevins. Parallèlement la viticulture angevine a traversé une période de crise qui a notamment affecté les ventes de rosé. Jules Massicot a alors décidé de partir vanter les mérites de sa production en Bretagne parce qu’il y avait ces liens et parce que la Bretagne ne produit pas de vin. Jules, c’était le grand-père. Au hasard de ses tournées, il s’arrêtait sur le bord de la route au moment de l’ensilage pour faire goûter son vin aux travailleurs des champs. Et voila comment des fichiers clients ont commencé à se mettre en place. Le concept de la vente directe venait de naître…

Mais c’est Yves, le fils de Jules qui a développé cette forme de vente il y a une vingtaine d’années. C’est lui, Yves, qui a approfondi les liens avec la population bretonne. Et il était sans doute fait pour ça. Il y a dix ans, il a passé la main à ses fils, Sébastien et Aurélien qui ont pris en main la production, et lui s’est entièrement consacré à la vente, développant toujours plus la part de cette activité. “Nous avons 40 hectares de vignes et nous commercialisons notre production à 80 % en vente directe…”, explique Sébastien. La Creuse, le Pas de Calais, l’Orléannais mais surtout toute la Bretagne dont le Morbihan avec une très forte présence sur la région de Questembert constituent le territoire de vente de la famille. Pour satisfaire leur  clientèle, les viticulteurs sont allés jusqu’à adapter leur production, notamment en blanc et en rosé, aux goûts des Bretons.

Autant dire que d’une année sur l’autre les retours sont plutôt bons… C’est donc la 3è génération de Massicot qui est aux commandes de l’affaire. Les deux frères comptent plutôt consacrer leur temps au travail de la vigne et du vin. Mais la vente directe continuera, même si, quand Yves aura raccroché, ce ne sera plus un Massicot qui sera sur la route pour maintenir les liens étroits avec la clientèle qui n’hésite pas à se déplacer jusqu’à la propriété pour rendre visite aux viticulteurs. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si le stand voisin sur la Foire, c’est celui des Voyages Roger, un autre pilier de la Foire. Car l’autocariste organise parfois des voyages à destination de l’Anjou et de son vignoble, sans oublier le Domaine de l’Arboute à Faye d’Anjou qu’exploite la famille Massicot.

(*) A consommer avec modération, attention à l’abus d’alcool


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